RESCO - version article

En bref
Le projet RESCO – Recrutement en Situation Collective – est né fin 2023 d’un besoin concret : recruter une trentaine de collaborateurs pour ForPro en transformant le processus en une vraie rencontre, fondée sur la confiance et l’engagement réciproque. Conçue avec des expert·e·s du recrutement, de la recherche et du design collaboratif, cette méthode collective repose sur l’inclusivité, la diversité des regards et l’apprentissage partagé. Lancée pour répondre à un recrutement massif, elle a évolué en 2024 avec une version dédiée aux apprenti·e·s, puis a été formalisée en 2025 pour en faire un dispositif reproductible.
Dans quel contexte ce projet a-t-il vu le jour ?
En nous appuyant sur des principes forts comme l’inclusivité, la richesse de la rencontre, la diversité des regards et l’apprentissage collectif. Le dispositif RESCO – Recrutement en Situation Collective – est le fruit d’une collaboration entre la Fondation ForPro, Artemia, Donald Glowinski et facenord des expert·e·s du recrutement, de la recherche et du design collaboratif.
Imaginé par la Fondation ForPro pour répondre à un défi précis : recruter un grand nombre de postes ouverts en même temps. Tout a commencé fin 2023, en partenariat avec Artemia, Donald Glowinski et facenord, lors d’une première campagne visant à recruter trente-cinq collaborateur·trice·s. Par la suite, une version spéciale apprenti·e·sa vu le jour en 2024, ce qui nous a conduit à documenter et structurer le processus en 2025 pour le rendre reproductible et robuste. »
Comment la demande d’accompagnement a-t-elle été formulée initialement ?
« ForPro réfléchissait déjà avec Artemia et Donald Glowinski à une nouvelle manière de recruter. La question centrale était de savoir comment facenordpouvait nous aider, d’un point de vue outils et processus opérationnels, à concrétiser ce temps de recrutement collectif. Notre contribution a porté sur plusieurs aspects essentiels.
Nous avons d’abord travaillé sur l’outillage enco-construisantune grille de compétences communes, puis sur le design de l’expérience pour les participants, les observateurs et les recruteurs. Nous avons également pris en charge l’orchestration opérationnelle,en définissant les rôles, les timings et le matériel nécessaire. Enfin, nous avons contribué à la constitution de deux pools d’observateurs : un groupe d’adultes et un groupe de jeunes, afin d’enrichir les perspectives et les retours sur les candidats. »
Quels ont été les principaux jalons du projet ?
« Le projet s’est articulé autour de plusieurs sessions RESCO, chacune conçue comme une itération améliorée de la précédente, en fonction des retours des recruteurs, des observateurs et des candidats. La première édition, RESCO 1, a eu lieu en février 2024. Nous avons ensuite organisé RESCO 2, spécialement dédié aux apprenti·e·s, en mai 2024. Il y a eu un RESCO 3, 4, 5 et un 6ème est prévu pour mars 2026.
Chaque session a été l’occasion d’affiner le dispositif, en capitalisant sur les enseignements tirés de l’expérience précédente. L’idée était d’améliorer continuellement la qualité de l’expérience pour tous les acteurs impliqués. »

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous mobiliser sur ce projet ?
« Deux raisons majeures m’ont motivé·e à m’investir dans ce projet. D’abord, l’opportunité de participer à la conception d’une nouvelle modalité de recrutement, un terrain presque vierge du point de vue du design, où tout était à inventer. Ensuite, la possibilité de valoriser des compétences qui sont au cœur de notre métier de designer, comme la facilitation, la co-conception et l’orchestration d’expériences collectives. C’était une chance de mettre en pratique ces savoir-faire dans un contexte innovant et porteur de sens. »
Quelles étaient les autres parties prenantes, et quels rôles ont-elles joué ?
« Au-delà d’Artemia, de Donald Glowinski et de la Fondation ForPro, qui ont posé les bases du concept et co-designé l’expérience, d’autres partenaires ont joué un rôle clé. L’USM, par exemple, a mis à disposition une valise pour une séquence de construction collective, ce qui a ajouté une dimension concrète et collaborative à l’exercice.
Des collaborateur·trice·s d’organisations partenaires de ForPro ont également participé en tant qu’observateur·ice le jour J, apportant leur regard extérieur et leur expertise. Enfin, des jeunes membres de la REF, formant un panel d’apprenti·e·s, ont été impliqué·e·s de manière active, à la fois comme participants et comme observateurs. Leur présence a été déterminante pour garantir la pertinence et l’inclusivité du processus. »
Quels ont été les défis à relever ou les difficultés rencontrées ?
« Plusieurs défis se sont présentés tout au long du projet. Le premier a été la facilitation : orchestrer avec précision les trois expériences parallèles – celles des candidats, des observateurs et des jeunes de la REF – demandait une coordination rigoureuse et une attention constante aux détails.
Un autre enjeu majeur a été de rendre les équipes internes de ForPro entièrement autonomes dans la mise en œuvre du dispositif. Cela a conduit à la création d’un guide pratique, conçu pour permettre à l’équipe recrutement de déployer RESCO sans dépendre d’une assistance externe. Enfin, le défi à venir est la diffusion de cette ressource, afin que RESCO puisse bénéficier à d’autres organisations et inspirer de nouvelles pratiques de recrutement. »
Y a-t-il eu des productions tangibles issues de ce projet ? Si oui, comment ont-elles été utilisées ?
« Oui, l’une des productions tangibles les plus importantes est un guide pratique, destiné à l’équipe recrutement de ForPro. Ce document détaille toutes les dimensions du processus RESCO apprenti·e·s : le calendrier, les différentes phases, les rôles et responsabilités de chaque partie prenante, les étapes détaillées et les outils mobilisés. L’objectif est de fournir un cadre clair et opérationnel, permettant à l’équipe interne de reproduire le dispositif en toute autonomie, tout en garantissant sa qualité et son efficacité. »
